u-turn

aujourd’hui ça va bien
quand ça va bien, j’ai pas de questions
questions que j’empoigne et que je tire de toutes mes forces
comme la poignée du starteur à bras de tondeuse à mon père dans mon juvénile

ce blog est nourri par le doute
par les milliers de questions que je lance dans les airs
espérant qu’une ou deux réponses retombent avec la pluie

au départ je rêvais de semblables
de maniaques qui cherchent le côté nutritif à leur côté givré
et c’est pour ça que j’écrivais ici
mais je me rends compte que je suis seul

solitude qui m’agrippe par la narine
me pointe le regard vers le boulevard de mon désir de comprendre
un petit panneau vert entre les arbres
cul-de-sac


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