sick

le bras dans le trou à rat
j’y touche, du bout du doigt
l’épine dans ma tête

qui me suggère l’erreur de mes choix
qui me suggère l’erreur de mon être

qui tire les muscles de mon visage quand on observe
comme les rênes d’un cheval qu’on veut alerter à tout prix
comme la canne à pêche attachée à une proie qu’on espère réchapper

je la tâtonne, savoir sur quel fruit elle est enracinée
étrange, elle a la forme du doute, de la peur
une forme connue, mais en même temps difficile à agripper

puis j’envie la possession de tout outil m’en ayant soulagé
et suit la honte, voyant le cancer se riant de ces insignifiants placebos

un moment sombre, je tâte mes entrailles
fût un mot pour me verser l’âme sous les paupières

“seul”


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